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Moratorium | Ft. Kosuke ~
 :: Tokyo – Zone sécurisé :: Harajuku – 原宿

Mizushima Kazuo
Modern wizard
Mizushima Kazuo
Race/Aspiration : Goule
Emploi/Études : Etudiant en infographie
Date d'inscription : 30/09/2018
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Dim 21 Oct - 16:12

MoratoriumITANO Kosuke & MIZUSHIMA Kazuo

Il était déjà une heure avancée de la soirée, la nuit avait déposé son voile sur la ville depuis maintenant plusieurs heures. C’est plongé dans l’obscurité que se trouvait le platine. Il avait fini les cours plus tôt et était rentré immédiatement. Kosuke a dû certainement rencontrer des amis sur le chemin et aller boire un verre avec eux, ce qui expliquait sans doute son absence en cette heure déjà tardive. L’écran de son téléphone éclaira son visage un instant alors que son cœur se serra en ne voyant aucune réponse de sa part … Le platine soupira, inquiet que son meilleur ami ne lui donne pas la moindre nouvelle … Kazuo était de nature inquiète mais quand il s’agissait de Kosuke il avait l’impression que c’était décupler … N’importe quoi pourrait lui arriver à l’extérieur … Le platine essaya d’éloigner toutes ses craintes en se disant qu’il devait très certainement s’amuser quelque part dans les rues de Tokyo avec des amis. La beauté glaciale se força donc à chasser ses mauvaises pensées alors qu’il se dirige en direction de la cuisine pour récupérer un paquet d’allumettes. Autant profiter de sa solitude pour lui parler … Son cœur battit douloureusement à cette pensée mais le faire était la seule chose qui pouvait le rassurer …

Se faufilant dans sa chambre en refermant soigneusement la porte, le platine craqua une allumette qui fut la seule source de lumière dans la pièce éclairant son visage d’une blancheur extrême. Son regard de glace fixa la petite flamme un instant alors qu’il la rapprochait d’une bougie dont il enflamma la mèche. Il fit de même avec une dizaine d’autres cierges qui donnèrent cette atmosphère tamisé et mystérieuse à la pièce. D’un geste rapide il secoua l’allumette pour que la flamme disparaisse et jeta le morceau de bois noircie sur son bureau. Son regard se posa alors sur ce coffre créant une boule au creux de son ventre et une douleur naissante qui tordait maintenant ses entrailles. Pour quelle raison il se faisait tant de mal à lui faire face ? Peut-être parce qu’il cherchait le pardon de son ex amant, peut-être parce que sans ça il ne pourrait pas reposer en paix et Kazuo ne pourrait jamais faire le deuil … Alors que la tristesse envahissait déjà son cœur, le platine s’agenouilla en face de la malle plongeant sa main dans son haut pour attraper la fine chaîne en argent de son collier et en ressortir une petite clé qui se balançait légèrement. Il décrocha le fermoir pour pouvoir tenir la clé dans le creux de sa main le cœur lourd. Pinçant ses lèvres pour ne pas laisser éclater ses larmes, il enfonça le petit objet métallique dans la serrure jusqu’à ce qu’un son ne lui annonce que le loquet était ouvert …

D’un côté son envie de tenir de nouveau son crâne dans ses mains lui faisait du bien mais d’un autre la peur de revivre cette soirée une nouvelle fois l’effrayait … Fermant les yeux et prenant une grande inspiration l’étudiant releva le couvercle du coffre y laissant retomber quelques grains de poussière. Ses pupilles scrutèrent le contenu du coffre avant qu’elles ne parviennent à sondé l’artefact … Le platine posa une main sur sa bouche en se poussant mentalement à ne pas abandonner maintenant. Il fixa le crâne à peine visible à la lueur des bougies alors que son cœur s’emballait de nouveau créant des lésions supplémentaires aux souvenirs de ce jour … Kazuo attrapa le crâne entre ses mains et le souleva à la lumière des bougies adressant un léger sourire au squelette tandis qu’une larme roula le long de sa joue.

« Bébé, tu me manque tellement … » Suite à cette simple phrase l’étudiant éclata en sanglot, posant son front contre le crâne, impuissant. « Je suis désolé … » Sa voix se détruit, ravaler par ses larmes alors que ses épaules se secouent légèrement. « Tout est de ma faute … » Le platine renifle légèrement alors qu’il embrasse le haut du crâne squelettique avant de le resserrer contre lui. Son regard se pose de nouveau vers le fond du coffre où une tablette en bois y est déposée.

Plongeant la main dans la malle il ressort la planche de oui-ja dont les lettres blanches se reflètent à la lueur des bougies. Il hésite un instant puis finalement sort aussi la goutte qui traîne au fond du coffre pour aller poser le matérielle sur son lit. Délicatement il dépose le crâne au bout de son lit et va s’asseoir en tailleur en face. Il fixe les orbites vide du squelette essayant de se remémorer son regard dans le siens … C’était trop difficile … Le platine ne parvient pas à garder le contact visuelle plus longtemps et baisse la tête immédiatement vers la planche de Oui-ja. Comment pouvait-il le regarder en face après ce qu’il lui avait fait ? Des larmes ruissèlent le long de ses joues alors que l’une d’elle vient s’écraser sur la loupe de la goutte posée au centre du plateau en bois. Portant des mains tremblotantes à l’instrument de communication, le sorcier posa ses doigts sur la goutte fermant les yeux.

« Est-ce que tu es là ? Il faut que je te parles … » Murmura le platine dans un souffle ravagé par le chagrin. « Bébé, je tenais à te dire à quel point je suis désolé … Je regrette ce qui s’est passé … J’aimerais revenir en arrière mais c’est trop tard maintenant … » Le platine pose alors son front sur ses bras tendu comme pour cacher son visage ne voulant pas que ce crâne puisse voir sa peine. « Je t’en prie parle-moi … Fais-moi un signe … J’ai besoin de toi … » L’étudiant lâche alors la goutte pour plonger son visage dans ses mains étouffant le son de ses sanglots. Il n’arrivait plus, tout cela devenait beaucoup trop lourd pour lui, il l’avait perdu à jamais et inutile d’essayer de se persuadé du contraire il était trop tard … Le platine resta quelques minutes ainsi essayant de se calmer et de respirer.

C’est alors qu’un son dans la serrure de la porte d’entrée agite son cœur pour le faire tambouriner contre ses côtes. Kosuke était rentré de soirée … Précipitamment Kazuo se redresse de son lit pour ranger le matériel de oui-ja dans son coffre et y déposer le crâne pour refermer le coffre à l’aide de la petite clé. Dans la précipitation il la fit tomber au sol où elle ricocha jusque sous son lit. La panique le força à accélérer le mouvement se disant qu’il la récupérerait plus tard. Il souffla les bougies une à une se replongeant dans l’obscurité. Il était trop tard pour son maquillage, de toute façon il ne cachait rien à son meilleur ami … Essuyant rapidement ses joues du passage récent de ses larmes il attendit d’entendre le son de la voix de son colocataire pour se diriger vers la porte et l’ouvrir pour sortir sa tête.

« Où est-ce que tu étais passé ? » Demanda le platine dont la voix s’élevait dans la pénombre et qui avait repris un peu contenance comparé aux minutes précédentes. « Je me suis inquiété pour toi … Pourquoi tu n’as pas répondu à mes messages ? » Il ne supporterait pas une deuxième perte, il ne tiendrait pas le choc s’il lui était arrivé quoi que ce soit. Cédant aux retombées de sa pression, Kazuo se dirigea vers la silhouette de Kosuke dans l’ombre et l’étreignit dans ses bras en le resserrant contre lui. « Ne me refait plus jamais une frayeur pareille … » Il allait finir par le tuer à faire ça, mais heureusement son ami était là, bel et bien en vie …

Itano Kosuke
Witch of Salem
Itano Kosuke
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Dim 21 Oct - 18:40



Moratorium
Kazuo • Kosuke
Kosuke remonte les allées pour rentrer chez lui, furieux. Yume avait essayé de le suivre de ses ailes de papillon mais le jeune homme est de toute évidence dans un état de nerf tel qu’il avait toute les peines du monde à ce faire. Il s’était donc posé dès que possible dans sa poche alors que le jeune homme aux cheveux d’ébènes s’était arrêté le temps de s’acheter un melon pan. Quand il est énervé, il a besoin de manger pour s’occuper physiquement et ne pas trop péter un câble non plus.

La raison de sa colère ? Ce foutu conseil qui leur pourrit à la vie à tous et à toutes. Encore une fois, on l’a fait convier pour lui dire la même chose que la dernière fois. Ils n’aiment pas qu’il s’attaque aux humains ayant pactisés avec les démons. Bande de couilles molles. Ce n’est pas en se cachant dans le placard que le monstre qui rode dans la maison va partir.

Il avait tenté de défendre son point de vue, comme à chaque fois. Autant parler à un mur. Ils doivent être sourds comme des pots pour ne pas parvenir à comprendre quelque chose d’aussi basique, d’aussi logique. Les humains qui pactisent se rangent du côté des démons. Qu’il soit question de vouloir l’anéantissement de la race humaine ou pas. Ces humains-là sont alliés avec l’ennemi. Ils les rendent plus puissant, nourrissent leur force déjà bien supérieur à celle des sorcières. Ils ont choisi de se jeter entre deux feux et ils n’ont rien d’innocent.

Et si le côté lâche et mou du genou du Conseil le rend déjà dingue de base… Il était rentré dans une rage folle quand on lui a fait savoir que s’il tuait encore le moindre pactisé, le sabbat du samhain serait confié à quelqu’un d’autre… Probablement Hide, juste pour bien le faire enrager encore plus. Du chantage, du putain de chantage.

Sans doute est-ce pour cela qu’après les avoir tous insulté, il avait filé en ville, prêt à une longue marche sous forme humaine pour essayer de penser à autre chose. Un échec total pour le jeune homme qui rumine encore et encore cette conversation qui, à son gout, ressemblait plus à une manière de le coincer dans un coin pour joyeusement le lapider.

Vraiment, il n’est pas déçu d’avoir commencé à monter son propre cercle. Un cercle qui ne sera pas dépendant de tous ces individus gâteux qui se reposent sur les lauriers du passés sans même songé à adapter leur comportement aux besoins du présents. Des lemmings tout prêt à sauter du haut de la falaise, voilà ce qu’ils sont.

C’est dans cet état d’esprit que la jeune sorcière rentre chez elle, morose et toujours en colère. Il est déjà tard et, comme toujours lorsqu’il va à ce genre de réunion, son téléphone avait été éteins… Et si d’habitude la première chose qu’il fait après avoir retiré son noir-à-lèvre et sa capuche c’est de le rallumer, aujourd’hui, la colère l’avait totalement aveuglé.

« - Je suis rentré. » Annonce-t-il, étonné de ne pas voir Kazuo au salon.
« - Où est-ce que tu étais passé ? »

Sa colère qui tombe comme un soufflé, s’effondrant sur elle-même dans ce creux sans fond qui existe au sein de Kosuke lorsque son regard retombe sur les yeux gonflés et rouges de son meilleur ami… et surtout sur son maquillage qui a coulé. L’inquiétude remplace la rage. Il s’est passé quelque chose pendant son absence ? Il aurait dû rentrer tout de suite au lieu de tourner en ville. Quel crétin, quel idiot.

« - Je me suis inquiété pour toi … Pourquoi tu n’as pas répondu à mes messages ? »

Il sort enfin de sa tanière, se dirigeant directement sur lui. Kosuke reste là, comme un idiot, surprit de le voir ainsi. Est-ce uniquement sa faute si son ami pleure ? Qu’a-t-il raté ? Ses messages ? Il n’a pas reçu de… Oh. Il se rend alors compte qu’il n’a pas rallumé son téléphone, qu’il n’a pas donné de nouvelles. Il est vrai que depuis Takeru, Kazuo a fort besoin d’être rassuré sur le fait qu’il va bien et qu’il est en sécurité… ce qui n’est pas toujours facile lorsque l’on est un chasseur de démon.

Il le récupère dans ses bras, le serrant doucement bien qu’il soit toujours un peu halluciné de la scène qui se joue devant lui. Un peu déconnecté du monde par sa colère, le retour à la réalité est violent et le secoue pas mal. Comment a-t-il pu se laisser aveugler au point d’oublier de rallumer son smartphone ?

« Ne me refait plus jamais une frayeur pareille …
- Pardon, mon téléphone n’avait plus de batterie et je n’ai pas vu l’heure passer, on était bien dans le bar où on buvait et j’avais une touche avec une fille… »ment-il sans la moindre scrupule.

Ce genre de mensonges sont devenu son quotidien, l’air que rien. Beaucoup seraient outrés de le voir ainsi mentir à la face de son meilleur ami, de l’homme qu’il aime depuis tant d’années maintenant. Mais parfois, il y a des maux nécessaires pour un bien commun. Et il ne sait que trop à quel point la présence de son mentor fait du bien au platine. Il ne peut pas lui retirer cette illusion, après tout.

Il lui fait redresser la tête, essuyant sa joue du pouce avec douceur et tendresse. Il détaille son visage, une profonde inquiétude au fond des yeux alors qu’il lui lance l’un de ses sourires habituels.

« - Il ne faut pas te mettre dans des états pareils pour cela, voyons… Ton maquillage a coulé dans tous les sens. Je vais chercher de quoi faire en sorte que tu ne ressembles plus à un clown. »

Il lui lisse les cheveux d’une main avant de le relâcher, filant à la salle de bain pour récupérer démaquillant et sa propre trousse de maquillage. Il revient ensuite au salon, faisant s’asseoir l’albâtre, prenant place à côté de lui, croisant les jambes sur le canapé pour lui faire face, sortant son matériel.

« - A moins que quelque chose d’autre t’ai fait pleurer ? Cela m’a l’air un peu excessif, même pour toi. Approche toi un peu que je sauve ce que je peux sauver de ton maquillage. »

Et sur ces mots, il commence à le démaquillé, prêt à enchainer avec le maquillage dès qu’il aura fini de se débarrasser de ces grosses lignes noires qui strient ce si beau visage.
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Mizushima Kazuo
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Lun 22 Oct - 11:35

MoratoriumITANO Kosuke & MIZUSHIMA Kazuo

La situation de panique et de précipitation n’avait pas permis à Kazuo de se rendre compte de son soulagement en entendant la serrure de l’entrée. "Je suis rentré." Entendre le son de sa voix était un tel bonheur que le platine ne songea plus une seule seconde à masquer son apparence, il avait plutôt envie d’aller le voir … A présent que son regard se pose sur le visage de son meilleur ami, qu’il constate que tout à l’air d’aller pour le mieux et qu’il ne présente aucun problème de santé, l’étudiant respire … Voir son expression de surprise et pouvoir croiser son regard lui fait le plus grand bien et la pression sur ses épaules se relâchent alors qu’il se dirige vers lui pour l’étreindre dans ses bras. Même s’ils ont parfois des sujets de discordes, le platine ne parvient pas à en vouloir à son meilleur ami ou être hostile envers lui … Il ne peut rien lui reprocher et surtout dans ce genre de moment où l’apaisement de le voir saint et sauf est si grand. Kazuo se taillerait les veines s’il perdait aussi son meilleur ami, c’est le seul rempart qui lui restait. Bien sûr qu’il se faisait du soucis pour Kosuke depuis toujours, encore plus maintenant, l’angoisse lui avait fait faire cette erreur de vouloir communiquer avec Takeru, c’était le seul moyen qu’il avait de ne pas se ronger les sangs en attendant le retour du brun …

L’étreinte que Kosuke lui rends lui ait d’un tel réconfort qu’il dépose délicatement son menton sur son épaule, il se détend au creux de ses bras et chasse toutes les mauvaises pensées de son esprit. Tout va bien désormais … Il oublie même sa propre question concernant ses messages qui sont restés sans réponses, comme si rien d’autres n’avaient d’importances, profitant simplement de la présence rassurante de l’autre étudiant. "Pardon, mon téléphone n’avait plus de batterie et je n’ai pas vu l’heure passer, on était bien dans le bar où on buvait et j’avais une touche avec une fille…" Comment ne pas y avoir pensé ? C’était évident que le brun prenait simplement du bon temps et lui avait tout de suite penser à une catastrophe … A force de trop le couver son meilleur ami allait certainement lui faire une crise, surtout si cette fille avec laquelle ça a fonctionné devient sa petite amie … Ce sera son rôle et il passeras plus de temps avec elle plutôt qu’avec son meilleur ami … Le platine devait se faire à l’idée … Ils ne vivraient pas éternellement dans le même appartement, son meilleur ami avait une vie relationnelle chargé alors s’il devait s’inquiéter à chacune de ses absences il allait finir par se faire un ulcère …

Alors que Kazuo se sépare un instant pour détailler son visage et voir si tout allait bien, il se souvient que son apparence doit être une catastrophe … Il n’a même pas songé à regarder le degré de carnage mais il se doutait bien que ça ne devait pas être beau à voir. Baissant la tête dans un geste de honte vis-à-vis de son meilleur ami et de se présenter comme ça, il sent sa main lui relever le visage et le platine n’oppose aucun résistance à cela, laissant simplement Kosuke faire. Les yeux glaciales du platine scintillent alors que le geste délicat de son meilleur ami pour balayer ses larmes ajoute un peu de réconfort à son cœur. Puis ce sourire habituel qu’il affiche parviens à le calmer, il avait l’habitude de le voir depuis toutes ses années, c’était un remède efficace contre ses angoisses et la douleur, la seule chose qui avait réussi jusqu’à maintenant à canaliser ses faiblesses. "Il ne faut pas te mettre dans des états pareils pour cela, voyons… Ton maquillage a coulé dans tous les sens. Je vais chercher de quoi faire en sorte que tu ne ressembles plus à un clown." C’est bien ce qui lui semblait … Il ne serait pas à l’appartement avec son meilleur ami il serait partie se cacher … En fait il n’aurait même pas fait l’erreur de sortir en publique comme ça. Mais la présence de Kosuke le mettait un peu plus en confiance, il n’avait pas peur quand il s’agissait de lui, il savait qu’il pouvait être lui-même. Bien que l’absence de réponses de son meilleur ami l’ait inquiété, le platine ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable de ce qu’il avait fait …

Sa main se porte à ses mèches platines que le brun viens de relâcher avant de s’éclipser dans la salle de bain. Son regard clair et posté sur l’encadrement de la porte où la lumière éclaire un peu le couloir, ne pouvant détacher son regard de cette lueur comme si cela pouvait l’apaiser. De tout temps cela avait été un signe de présence réconfortante, le plus souvent lié à son meilleur ami depuis qu’il vivait ensemble, ça le rassurait. Il laissa ses prunelles et son esprit se perdre sur cette lueur avant que le retour de Kosuke ne le sorte de sa transe. C’est dans le silence que Kazuo s’installe sur le canapé du salon suivit par son meilleur ami qui se poste juste en face de lui. Son regard ne peut s’empêcher d’accrocher le siens, de détailler ses gestes, occupés à prendre le matériel pour réparer cette catastrophe. "A moins que quelque chose d’autre t’ai fait pleurer ?" Son cœur se sert à nouveau alors qu’il a du mal à affronter les yeux de son ami dans les siens … "Cela m’a l’air un peu excessif, même pour toi. Approche toi un peu que je sauve ce que je peux sauver de ton maquillage." Pinçant ses lèvres en évitant de regarder en face le temps de chasser ses souvenirs, il finit par obtempérer et se laisse glisser sur le canapé pour se rapprocher des jambes replié de Kosuke.

Ce dernier ne tarde pas à s’occuper de retirer le maquillage qui a coulé et qui dévaste sa peau pâle. Si sa concentration essaye de se focaliser sur les sensations relaxantes qu’il perçoit, son cœur lui fait toujours aussi mal … Les secondes passent et le platine semble se rendre compte que son meilleur ami attend peut-être une réponse de sa part … Le silence se réinstalla, lourd et pesant alors que les lèvres autrefois pourpre du platine s’entrouvre pour parler, aucun son ne sort … C’est comme si sa voix refusait de sortir … Kosuke ne méritait pas de le voir souffrir après tout ce qu’il avait fait pour lui, il ne méritait pas de porter le poids de la mort avec lui alors que c’est lui qui l’a tuer … Lui seul est responsable de sa disparition et son ami n’a pas à en assumer les conséquences avec lui … Le souvenir douloureux des derniers instants à ces côtés, de son visage dormant paisiblement pour l’éternité lui revient en mémoire alors que ses yeux se ferme pour ne pas laisser accès aux larmes qui reviennent à nouveau. Eviter d’inquiété Kosuke une nouvelle fois, il méritait le bonheur et pas de devoir affronter ses larmes. Malgré la grande inspiration et les efforts du platine, les émotions l’emportèrent sur sa force mentale. Il baissa la tête qu’il enfouit dans ses mains, arrêtant Kosuke dans sa tâche. Machinalement le platine laissa son front se poser dans le cou de son meilleur ami, affalant un peu son corps contre le siens recherchant sa chaleur.

« J’y arrive pas … » Cela fait des années et pourtant il y a des périodes où c’est difficiles, des souvenirs qui remontent, la douleur qui reviens lui rappeler les premiers instant de sa mort, le dernier souffle qu’il a poussé par sa faute … « J’arrive pas a oublié … Excuse-moi Kosuke, je ne voulais pas que tu endure ça encore une fois … » Comment exprimer à quel point il s’en veut, il a pourtant essayer de ne pas craquer, de faire en sorte que tout aille bien et qu’il rende ce sourire radieux au brun mais c’était trop difficile … Le platine tente d’apaiser les sanglots qui secouent ses épaules, de se focaliser sur la présence réconfortante de son meilleur ami auprès duquel il se blottit. Ce sera inutile de refaire le maquillage pour l’instant, cela ne ferait que gâcher le magnifique travail de Kosuke … « On peut rester un peu comme ça s’il te plaît ? … » Son cœur vibre douloureusement dans sa poitrine, comment il pouvait être aussi odieux de lui demander une faveur pareille alors qu’il endure bien assez comme ça …

Itano Kosuke
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Itano Kosuke
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Ven 26 Oct - 22:46



Moratorium
Kazuo • Kosuke
Kazuo baisse la tête et Kosuke sent son cœur se briser en petits morceaux. Il déteste le voir pleurer. Que ne donnerait-il pas pour qu’aucunes larmes, jamais plus, ne vienne humidifier ces joues diaphanes ? Directement, une paire de bras inquiets vient enrouler le corps qui tressaute déjà sous les pleurs. Le Chaman s’assombrit alors qu’il maintient la goule tout contre lui, sa tête dans son cou.

Il n’y a qu’une seule chose qui peut amener son bien-aimé à un tel état. Il n’y a qu’une seule personne qui peut lui tirer de telles larmes, une telle angoisse. Il aurait aimé que ça soit lui… Mais ça n’est pas le cas. Il n’est qu’un ami et le restera sans doute jamais. Mais il ne se détournera pas pour autant. Il restera. Parce que le bonheur de Kazuo a de l’importance pour lui. Même si cela signifie devoir consoler ses peines de cœurs, même si cela veut dire que l’ombre de Takeru sera toujours là, au-dessus de lui, projetant son ombre menaçante sur sa relation avec son meilleur ami, tel le lien qui l’empêchera de connaître l’éphèbe autrement que comme un frère de cœur.

Tout cela, tout cela n’a pas d’importance. Il reste. Il restera à jamais. Parce que même s’il peut faire quelque chose pour aider, parce que sa présence est nécessaire. Parce que, comme toujours, Kazuo passe avant lui. Quel horrible sentiment que celui de l’amour. Depuis qu’il s’est surprit à aimer, il n’a eu de cesses de se ronger les sangs.

L’amour lui a fait connaître, la jalousie. L’amour lui a fait connaître le chagrin. L’amour lui a fait connaître la colère. L’amour lui a fait connaître le désespoir. Quand Kazuo est heureux avec un autre, il a l’impression de sentir son cœur se faire transpercer de lames. Quand Kazuo est malheureux, il souffre de le voir ainsi, il pleure avec lui, il porte le poids du chagrin pour espérer alléger le sien. Quand l’amour est-il sensé le faire se sentir heureux ?

Sa poigne se resserre avec une douce force autour du corps qui se colle à lui. Son sourire a disparu, son regard s’est éteins. Il a mal. Cela commence à devenir physiquement douloureux de voir l’homme qui l’aime se torturer de la sorte. Sa situation n’est pas évidente… et il aimerait tellement pouvoir faire plus pour l’aider à passer au-dessus, à se pardonner lui-même.

Parce que s’il est bien une chose que l’albâtre n’est pas, c’est coupable. Il est une victime, au même titre que Takeru. Une victime de l’oppression humaine. Pour vivre heureux, vivons caché. Des couilles. Si on lui avait appris dès l’enfance à embrasser ses dons, il les contrôlerait, il saurait garder le contrôle de lui-même. Mais comment le lui faire comprendre ?

« - J’y arrive pas … J’arrive pas a oublier … Excuse-moi Kosuke, je ne voulais pas que tu endure ça encore une fois … »

Kosuke profite que Kazuo ne peut pas voir son visage pour laisser le douloureux vide qu’il ressent à ses paroles couler le long de ses traits, les déformants pour leur faire abandonner leur jovialité habituelle. Un masque qui est parfois difficile à porter dans ce genre de situation. Doucement, il laisse sa main courir le long du dos de l’albâtre, le consolant de son contact.

Il déteste Takeru. Depuis le premier moment, il l’a détesté et il sent qu’il va le haïr encore longtemps. Peut-être aurait-il dû céder à la tentation et lui faire la peau lui-même à l’époque. Cela aurait été un coup dur… Mais moins dur que d’être la personne lui ayant ôté la vie pour Kazuo.

Mais non, il avait toujours fait tout ce qu’il y avait de mieux pour lui, il s’était toujours mit en retrait, peu importe que cela le mette à l’agonie que de l’entendre lui raconter ses rendez-vous avec son beau moniteur, peu importe qu’il ait envie de pleurer alors qu’il lui souriait, lui souhaitant une bonne soirée chez son petit ami, peu importe que son cœur se brise un peu plus à chaque fois qu’il l’entende prononcer son nom. Tout cela n’avait aucune importance.

La seule chose qui n’en a jamais eu depuis qu’il a conscience de ses sentiments, c’est le bonheur de Kazuo… même si ça n’est pas avec lui.

« - On peut rester un peu comme ça s’il te plaît ? …
- Tout ce que tu veux, Kazuo-kun… Je préfère que tu viennes chercher du réconfort chez moi que tu ne te mure dans la solitude quand ça ne va pas. Laisse-toi aller, pleure. Ma mère me disait toujours de tout laisser sortir dans ces cas-là. Ça ira mieux après. »

D’autorité, il ramasse les jambes de son ami et le soulève, venant l’installer au cœur de ses jambes croisées, le berçant doucement. Sa voix sort douce et calme, apaisante comme à son habitude dans ce genre de cas. Son visage est toujours peint de cette effroyable neutralité désespérée alors qu’il lisse les cheveux de Kazuo qui a toujours la tête dans son cou. De sa main libre, il éloigne le maquillage pour ne risquer aucun incident.

En silence, il le berce, le serrant tout contre lui avec une douce force. Il ne lui en demande pas d’en parler. Il ne l’apaise d’aucunes paroles. Il a peur de commettre un impair, peur de faire pire que mieux, peur de se trahir aussi. Les actes ont, de plus, plus de valeur que les mots. Il préfère ne rien forcer, laisser juste les choses venir naturellement.

« - Tu veux que j’aille nous faire du thé ? Je peux dormir avec toi si tu ne veux pas rester seul. »
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Sam 3 Nov - 13:28

MoratoriumITANO Kosuke & MIZUSHIMA Kazuo

Kosuke méritait mieux que ça, mieux que devoir subir ses larmes, être celui qui supporte le platine quand la peine s’empare de lui. A chaque instant de son existence, dans les joies et les moments difficiles son meilleur ami a toujours été à ses côtés. Kazuo ne serait pas ce qu’il est devenu sans lui, il n’aurait certainement jamais rien connus d’autre que les quatre murs de sa chambre chez ses parents et n’aurait jamais trouvé la force d’avancer. Ce jour où il lui a tendu la main alors qu’il ne connaissait même pas son nom, son meilleur ami a toujours fait preuve de persévérance avec lui sans jamais le lâcher. Le platine souffrait de ne pas pouvoir rendre à son meilleur ami le bonheur qu’il lui offrait depuis que leurs chemins se sont croisés, depuis ce jour à marquer d’une pierre blanche où est naît cette amitié si puissante que rien aujourd’hui ne pourrait la briser. Rien … Sauf si le destin s’en mêle et que la peine de Kazuo est trop grande, que cela représente un trop gros challenge pour Kosuke qui a déjà bien à s’inquiéter avec ses études et ses responsabilités … Ce n’est pas en craquant de cette manière que la beauté glaciale allait lui apporter le répit dont il a besoin et il savait qu’il en manquait cruellement ces derniers temps … Mais ça avait été plus fort que lui, à chaque fois qu’il sortait son crâne de ce coffre cela faisait remonter le souvenirs de la dernière fois où il a vu son visage … S’il devait résumer sa relation avec son amant, c’est cette scène qui lui resterait à jamais en mémoire, marquant la fin de leur histoire …

La chaleur du corps de Kosuke le rassura, il avait l’impression qu’ici rien ne pourrait l’atteindre, qu’il pouvait se laisser aller, être lui-même. Une confiance aveugle en son meilleur ami, c’est aussi grâce à lui qu’il avait réussi à se forger une personnalité et un physique, c’est donc la raison pour laquelle il n’avait pas peur de se montrer sous son vrai jour, loin des artifices et des faux-semblants. Les muscles de son corps se relâchèrent pour se presser contre cette chaleur réconfortante, estomper les blessures que son cœur lui envoie à chaque battement, surmonter une nuit de plus cet instant et continuer d’avancer … Comme toujours la présence de cette main bienveillante caressant son dos et ses mèches platine le calme, tarissant peu à peu cette rivière de larme et affaiblissant les secousses causés par ses sanglots. D’instinct, l’étudiant entoure ses bras autour de la taille de son meilleur ami, ayant besoin de ce contact devenue nécessaire pour lui. Comme s’il avait peur qu’il finisse par partir, qu’il s’envole lui aussi et disparaisse à jamais de sa vie … Ses mains se resserrèrent sur le tissu de son haut, réclamant sa présence, espérant de tout son cœur qu’il n’allait pas s’en aller … "Tout ce que tu veux, Kazuo-kun… Je préfère que tu viennes chercher du réconfort chez moi que tu ne te mure dans la solitude quand ça ne va pas. Laisse-toi aller, pleure. Ma mère me disait toujours de tout laisser sortir dans ces cas-là. Ça ira mieux après."

Ecoutant ses conseils, le platine laisse aller ses larmes sans honte, son corps secoué par ses sanglots alors que les perles d’eaux salées se frayent un chemin le long de ses joues pour venir s’échouer dans le cou de son meilleur ami. Profitant de la proximité que créé Kosuke, la goule replie ses jambes pour se blottir tout contre son corps et prendre une position plus resserré aux creux des bras du brun. Il essayait de ne pas repenser à son visage ensanglantés et ses yeux encore ouvert dans la panique de la lutte, le fixant avec un air d’effroi peint sur le visage … Ces images qui le hante encore aujourd’hui, ces souvenirs semblables à des cauchemars que ne peuvent apaisés que la présence de l’autre étudiant qui avait le pouvoir de faire cesser son chagrin. Avec le temps la plaie aurait pu se refermer, mais la douleur est toujours la même des années après. Se débarrasser d’elle serait comme chasser le souvenir de son ancien amant et si Kazuo avait envie de passer ce cap, de faire le deuil, son cœur l’en empêchait … Les sanglots du platine furent le seul son qui résonnait maintenant dans le salon, laissant passer les minutes contre le corps de Kosuke dont les attentions semblait consoler son esprit tourmenté par le passé. Sa présence l’aida à faire taire son chagrin avant que le silence ne revienne enfin dans la pièce et que les larmes l’aient soulagée de ce poids. Ce fut son meilleur ami qui rompit le silence en premier. "Tu veux que j’aille nous faire du thé ? Je peux dormir avec toi si tu ne veux pas rester seul." Inévitablement ses bras se resserrèrent autour de sa taille alors qu’il exerçait une légère pression de la tête au creux de son cou.

« Reste avec moi … » Lui demanda alors la goule dont la voix était encore un peu ravagé par ses précédents sanglots et avait du mal à retrouver une tonalité normal. « J’ai besoin de toi Kosuke … » Lui avoua alors l’étudiant qui ferma les yeux un instant. Il ne se voyait pas fermer l’œil de la nuit, sa présence serait nécessaire pour ne pas sombrer, il était son dernier point d’attache pour ne pas se laisser consumer par les ténèbres. « Je veux dormir avec toi cette nuit, je ne supporterais pas de l’affronter tout seul … » Poursuivit le blond platine, reprenant peu à peu le contrôle de sa voix à mesure qu’il parlait. « Je remercie le ciel de t’avoir mis sur ma route Kosu, je ne sais pas ce que je ferais sans toi, j’ai terriblement besoin de ta présence … »

Si d’ordinaire la beauté de givre ne laissait jamais rien transparaître de ses émotions, qu’il agissait aussi froidement que la neige en plein hiver, Kosuke avait le pouvoir de faire fondre cette glace. Il n’y avait qu’avec lui qu’il osait confier ses craintes et laisser parler son cœur à nu sans le moindre artifice. Les minutes passèrent durant lesquelles Kazuo se calma, ses larmes avaient séchées sur ses joues et dans le creux du cou de son ami, tandis que les tremblements de son corps avait était remplacé par une immobilité reposante. Le platine profita de rester ainsi pour pouvoir faire un point sur tout ça, réaliser que cela ne pouvait plus durer de cette manière. Son meilleur ami ne serait pas toujours là, il avait une vie et elle ne se résumait pas toujours à consoler son cœur malade de l’amour qu’il a lui-même assassiné. Conscient que dans un sens il lui gâchait l’existence, l’étudiant leva son visage dépeint en direction de celui de son meilleur ami pour plonger son regard de givre dans le sien.

« Je suis désolé pour cette fille que tu as rencontré … Tu aurais pu passer une meilleure soirée avec elle qu’avec moi. » S’excusa Kazuo maintenant qu’il avait un peu reprit ses esprits. « Je m’en veux de m’inquiéter autant et je suis conscient que je ne te rends pas la vie facile … » Ce n’est pas ainsi qu’il souhaitait le remercier pour tout ce qu’il faisait, tout ce qu’il lui offrait depuis qu’ils se sont connus. « Je te promets de faire des efforts, j’aimerais pouvoir te rendre ce que tu me donnes mieux que la façon dont je le fait … » Malgré le chagrin et les reliques de ses larmes il tenta un sourire qui se voulait plein de reconnaissance pour sa fidélité et que même malgré la peine il ne l’ait jamais abandonné. Kosuke était la lumière qui chassait l’ombre menaçante pesant sur lui à chaque instant. « Merci … » Car si Takeru était capable de lui amener ces larmes de peine, Kosuke était celui qui avait le pouvoir de lui faire retrouver son sourire …

Itano Kosuke
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Moratorium
Kazuo • Kosuke
« - Reste avec moi … J’ai besoin de toi Kosuke …  Je veux dormir avec toi cette nuit, je ne supporterais pas de l’affronter tout seul … Je remercie le ciel de t’avoir mis sur ma route Kosu, je ne sais pas ce que je ferais sans toi, j’ai terriblement besoin de ta présence … »

Kosuke continue de lisser les cheveux de l’homme qu’il aime. Égoïstement, son cœur s’emballe lorsqu’il lui dit vouloir dormir avec lui. Qu’il aimerait entendre ces mots dans d’autres circonstances, qu’est-ce qu’il aimerait pouvoir laisser ses mains courir sur sa peau sans s’inquiéter de devoir rester dans les limites de l’amitié.

A coup sûr, si Kazuo savait, il ne le laisserait plus le consoler, il ne le laisserait plus le prendre ainsi dans ses bras. Et ce n’est pas ce qu’il veut. Le jeune homme aux cheveux d’ébène préfère largement pouvoir continuer de veiller à son bien-être, même si cela signifie passer son propre cœur à la moulinette. Si c’est pour voir le platine heureux, cela en vaut largement la chandelle.

« - Ne t’inquiète pas, je ne vais nulle part… Je reste avec toi quoi qu’il se passe. »

Lentement, son amour se calme dans ses bras. Comme à chaque nouvelle crise, cela prend du temps. Comme à chaque nouvelle crise, Kosuke se surprend à haïr un peu plus Takeru que la dernière fois. Un jour, il fera disparaitre ce crâne et l’écrasera de son propre poing. Souffre-t-il là où il est depuis sa mort ? Sincèrement, la sorcière l’espère du plus profond de son cœur. Personne ne laisse son Kazuo dans cet état sans en payer le prix. Peut-être devrait-il voir pour appeler son âme lors d’un rituel pour ensuite l’enchainer quelque part juste pour le torturer comme sa mort torture son ami ? C’est une idée, il faudra qu’il demande de la documentation sur le sujet au conseil. Le contrôle des âmes passées dans l’au-delà n’est pas vraiment son point fort.

Kazuo relève ensuite le visage. Proche. Ils sont trop proche. Le cœur de la sorcière manque un battement alors que, irrémédiablement, il est attiré par les deux lèvres fines et délicates, ne pouvant s’empêcher de loucher dessus alors que son ami cherche plutôt son regard à lui. Malgré lui, son cœur s’emballe à nouveau alors qu’il se rappelle de leur unique baiser. Là aussi il était en train de consoler son chagrin. Est-ce que… ?

« - Je suis désolé pour cette fille que tu as rencontrée … Tu aurais pu passer une meilleure soirée avec elle qu’avec moi.
- Ne t’excuse pas, tu en vaux mille, des comme elle. Je préfère te soutenir qu’être avec un coup d’un soir pour la nuit.
- Je m’en veux de m’inquiéter autant et je suis conscient que je ne te rends pas la vie facile …Je te promets de faire des efforts, j’aimerais pouvoir te rendre ce que tu me donnes mieux que la façon dont je le fais … »

Il pose une main sur la joue démaquiller, la caressant tendrement du pouce, faisant mine d’en chasser les dernières traces de larmes. Est-ce normal que son cœur batte si fort ? Quand son ami lui sourit, s’en est trop pour lui. Il manque fondre sur ses lèvres une nouvelle fois. Non. Il ne peut pas. Il ne peut pas lui imposer cela alors qu’il le voit comme un frère.

« - Merci … »

Kosuke n’écoute plus, totalement hypnotisé par la proximité du platine. Il a l’impression que son cœur va s’arracher de sa poitrine tant il bat fort et rapidement, lui donnant une vague nausée et un vertige. Par faiblesse, il se penche, approchant son visage du sien. Et alors qu’il sent le souffle de son ami sur ses lèvres, il se rend compte de ce qu’il est en train de faire.

Quand bien même il souhaiterait passer au niveau supérieur avec Kazuo, il ne peut pas profiter d’un tel instant de faiblesse pour obtenir de lui ce qu’il veut. Ça n’est pas ainsi qu’il le veut. Ce qu’il désire, c’est son amour, c’est d’être regardé comme il regardait Takeru, comme il le regard aujourd’hui quand il peint ses lèvres de noir. Et ça, il ne peut pas l’obtenir en abusant de sa faiblesse. Frustré, il pose simplement son front sur le sien pour justifier cette étrange rapprochement.

« - Tu as un cil sur la joue, attend… »

Il mime la cueillette d’un cil inexistant, secouant ses doigts au-dessus du sol comme pour le chasser. Foutu corps qui agit indépendamment de sa raison… Comment diable a-t-il réussit à bander dans de telles conditions ? Surtout que collés comme ils le sont, il est peu probable que Kazuo ne s’en rende pas du tout compte. Rapidement, l’ébène cherche une excuse.

« - Tu n’as pas à faire d’efforts tu sais… Je t’aime comme tu es. Par contre… je m’excuse pour… ce que tu dois sentir contre ta cuisse… Cette fille a du glisser un truc dans mon verre. »
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Dim 4 Nov - 16:58

MoratoriumITANO Kosuke & MIZUSHIMA Kazuo

"Ne t’inquiète pas, je ne vais nulle part… Je reste avec toi quoi qu’il se passe." Des mots qui rassurent tout de suite le platine, bien aidé par cette main lissant ses mèches de cheveux. Tandis que le corps de Kazuo se détends peu à peu, il songe qu’il ne devrait pas avoir tout cela … Mérite-t-il vraiment cette compassion de la part de son meilleur ami ? Il se sent légèrement coupable de devoir lui infliger cela. Cependant sa présence le rassure, le son de sa voix calme le flot de ses sanglots alors qu’il se concentre sur la chaleur qui l’enveloppe. Il ne pouvait que s’en vouloir et les excuses commençaient à fuser alors que son visage se redresse en direction de celui de Kosuke. Plongeant son regard dans le sien il réalise qu’il est bel et bien là en face de lui, le réconfortant avec douceur tandis qu’un sourire peine à apparaître sur ses lèvres. "Ne t’excuse pas, tu en vaux mille, des comme elle. Je préfère te soutenir qu’être avec un coup d’un soir pour la nuit." Au fond le platine ne savait pas vraiment s’il disait ça pour ne pas qu’il s’inquiète plus ou s’il ne regrettait vraiment pas d’avoir laissé une chance pareille derrière lui. Kazuo se rendait souvent compte que son ami passait à côté de beaucoup d’autre relations à cause de lui, il ne l’enfermait pas mais pourtant son amitié bien trop grande prend peut-être un peu trop le pas sur la vie social de Kosuke.

Son sourire finit tout de même par s’élargir alors que le brun efface les derniers vestiges de ses larmes ayant tracé de longs sillons noirs dû à son maquillage le long de ses joues de porcelaine. Un remerciement ne vaut sans doute pas le quart de tout ce qu’il ressent en ce moment, la générosité dont a fait preuve son ami à son égard le touchait beaucoup. Calmement le platine vient se lover un peu plus contre son meilleur ami. Il n’y avait qu’au creux de ses bras qu’il trouvait la sécurité et le réconfort, l’autre étudiant était le frère que Kazuo a toujours rêvé d’avoir, un meilleur ami concilient et un confident qui porte toujours une oreille attentive à ses paroles … Il se sentait compris, il pouvait être lui-même sans avoir peur de la moindre représailles, comme s’ils avaient grandi ensemble et s’était connu depuis toujours. Il avait l’impression que Kosuke pouvait presque anticiper la moindre de ses réactions, il savait quand il mentait, il le comprenait en un regard croisé, il suffisait d’un rien pour qu’il lise en lui et c’est une partie de leur relation qui soulageait grandement le platine.

Mais soudain son sourire s’estompe, ses yeux s’agrandissent légèrement lorsque le visage de son ami se rapproche du sien. Il avait beau le connaître par cœur il y avait certaines de ses réactions qu’il ne comprenait pas … Celle-là par exemple … Kazuo n’avait pas peur ou ne se méfiait pas, il était partagé, ses pensées se mélangeaient, il se posait des tonnes de questions sur ce qui était en train de se produire alors qu’il sent le souffle du brun contre ses lèvres … Est-ce que ça allait recommencer ? Le sorcier se rappel en détail de ce jour où ils ont échangés ce baiser, parfois ça lui revient en tête, il se demandait si cela avait du sens ou si c’était juste une erreur … Il n’arrivait pas à déterminé ce que son ami pensait, parfois il aimerait être dans sa tête pour comprendre ce qu’il s’y passe … L’espace d’un instant le platine reste figé face aux lèvres de son meilleur ami qui ne sont qu’à quelques centimètre des siennes, il ne savait pas comment l’interpréter et préféra rester de sans bouger de peur de commettre une nouvelle erreur … Finalement c’est leur front qui se rencontre rassurant un peu l’étudiant qui ne savait plus comment agir dans ces moments et ferma finalement les yeux, se laissant porter par cette marque d’affection. "Tu as un cil sur la joue, attend…"

Alors qu’il chasse ce cil sur sa joue, le cœur du platine qui s’emballait sous l’incompréhension quelques secondes plus tôt ralentit dans sa course pour reprendre un rythme régulier. Cela n’avait duré que quelques instants, mais il s’était passé quelque chose que le platine ne parvenait pas à décrypter, comme les symboles d’une pyramide Egyptienne, il y avait des choses qui ne parvenait pas à éluder et restait un véritable mystère chez son ami … Des gestes, des regards et parfois des paroles qui intriguait un peu l’étudiant. Par respect pour son meilleur ami et voyant même que cela le mettait dans l’embarras parfois, il n’osait pas poser la question. Ils étaient comme des frères, l’idée qu’il avait en tête depuis les premiers signes étranges il les a éjecter de son esprit. Il devait mal interpréter, Kosuke ne devait pas éprouver autre chose que de la profonde amitié envers lui … Mais c’est alors que Kazuo bouge un peu sa cuisse en sentant quelque chose de dur s’y frotter légèrement attirant maintenant son attention bien plus que ce geste étrange. Il se rend peu à peu compte que c’est bien ce qu’il pense le faisant se glacer immédiatement de gêne alors qu’il baisser le regard vers le bas. Non ça ne pouvait pas être … "Tu n’as pas à faire d’efforts tu sais… Je t’aime comme tu es. Par contre… je m’excuse pour… ce que tu dois sentir contre ta cuisse… Cette fille a du glisser un truc dans mon verre." Ses yeux s’ouvre en grand alors qu’il écarte sa cuisse se rendant compte qu’il avait dû ne pas arranger la situation en la faisant bouger contre son érection de cette manière … Pendant un instant Kazuo essaya d’en rire ou même de lui adresser un sourire amusé pour lui dire que c’était plutôt coquasse comme situation mais sa bouche ne voulait pas émettre le moindre son … Pourquoi ça le perturbait tant que ça ? D’habitude ils ont l’habitude de rire sur ce genre de chose mais là les choses semblaient différentes, Kazuo ne pourrait l’expliquer …

« Ce n’est pas grave … Mais … Quoi ?! » S’indigna finalement le platine en réalisant ce qui était en train de se produire et pourquoi c’était arrivé. « Cette fille ? Finalement ce n’est pas plus mal que tu sois rentré, pourvus qu’elle ne t’est pas empoisonnée … »

Se détachant un peu de son ami, il l’observa avec considération, lissant ses cheveux vers l’arrière posant un regard inquiet sur lui. Les dangers étaient nombreux et Kosuke y était confronté comme n’importe qui, cela lui faisait déjà peur, mais le fait qu’il sorte énormément pourrait encore plus l’exposer à ce genre de risque que quelque chose lui arrive … Chassant les quelques mèches devant son visage il posa une main sur son front pour comparer sa température à la sienne, le moindre signe pourrait lui révéler qu’il ne s’agissait pas que d’aphrodisiaque mais de bien pire que ça … Sa main froide se faufila dans sa nuque brûlante essayant peut être de le soulager si la fièvre commençait à monter.

« Comment tu te sens ? » Questionna Kazuo. « Tu n’as pas la tête qui tourne ? » Posant ses deux mains à plat sur ses joues pour lui faire relever le visage vers lui et qu’il puisse ainsi regarder que tout aille bien pour lui, il finit par se redresser. « Ne bouge pas je te ramène de la glace. » Le sorcier se dirigea alors en direction de la cuisine, ouvrant précipitamment le congélateur où il en sortit une poche remplit de glaçons. Ce qui rassurait Kazuo c’est certainement que son ami soit là pour qu’il puisse s’en occuper correctement. Venant se réinstaller sur le sofa, il se rapprocha de son ami collant la poche contre sa nuque tout en ancrant ses iris de givre dans celles de Kosuke. Le platine laissa simplement le silence s’installer alors qu’il pousse un peu sur l’épaule de son ami pour le faire s’allonger sur le dos, maintenant la glace dans son cou. Il se pencha un peu au-dessus de lui restant attentif à tous les détails qui pourrait amener à une crise ou des effets des saloperies qu’elle aurait pu lui faire boire … « Tu n’as pas trop chaud ? »

Itano Kosuke
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Mar 6 Nov - 17:23



Moratorium
Kazuo • Kosuke
Un long frisson court le long du dos du ténébreux alors que son ami frotte sa cuisse contre son érection, cherchant visiblement à déterminer si c’est bien ce qu’il pense. Kosuke se mord la lèvre. Il ne devrait pas. Il devrait juste se relever, s’excuser et aller s’enfermer dix minutes à la salle de bain pour s’occuper de ça et se traiter mentalement de tous les noms. Mais il ne veut pas laisser Kazuo seul alors qu’il a besoin de lui non plus… Mortifié et ravalant du mieux possible la rougeur de ses joues, le chaman ne parvient pas à regarder la goule dans les yeux, lâchant même son étreinte sur lui au cas où il voudrait s’éloigner. Après tout, il comprendrait qu’il n’ait pas envie de rester dans ses bras dans ces conditions.

« - Ce n’est pas grave … Mais … Quoi ?! Cette fille ? Finalement ce n’est pas plus mal que tu sois rentré, pourvus qu’elle ne t’est pas empoisonnée … »

Kosuke cligne des yeux, surprit. Ah. Oui. Il avait tendance à oublier cette attitude surprotectrice. Il doit bien l’avouer, il avait juste attrapé la première excuse à laquelle il avait pu penser pour justifier son état… Et le voici maintenant à inquiéter inutilement son ami. Au moins, pendant qu’il pense à lui, il laisse Takeru au fond de son coffre… là où il devrait pourrir une fois pour toute histoire de libérer le platine de son emprise une bonne fois pour toute. Cette main dans ses cheveux, sur son visage, sur sa nuque. Cela lui arrache un frisson. En fermant les yeux, il pourrait presque imaginer une toute autre expression sur le visage de son ami.

« - Comment tu te sens ? Tu n’as pas la tête qui tourne ? Ne bouge pas je te ramène de la glace. »

Kosuke n’a pas le temps d’ouvrir les lèvres que, déjà, son ami file à la cuisine. Devrait-il tirer parti de la situation ? Après tout, c’est la première fois que l’occasion se présente en toutes ces années… Cela n’arrivera sans doute jamais par la suite… Et il est enfoncé trop loin dans la friendzone que pour que cela ait une quelconque répercutions par la suite… ou même pour espérer qu’il se passe un jour quoi que ce soit entre eux.

Le cœur du chaman s’emballe alors qu’il prend sa décision, chassant la culpabilité qui menace déjà. Il aura tout le temps de se sentir coupable après coup. Là, il veut tenter sa chance. Kazuo revient, accrochant directement son regard. Ayant déjà décidé qu’il tenterait sa chance, il se mord les lèvres, lâchant un léger souffle, comme s’il avait du mal à trouver son air.

Il se laisse allonger, frissonnant sous le contact de la glace. Il ne lâche pas son regard de l’expression inquiète de Kazuo. Sa main vient se poser, l’air que rien sur celle de son ami alors qu’il ferme les yeux, les lèvres toujours entre-ouvertes. Il ravale un demi-sourire.

« - Tu n’as pas trop chaud ?
- Ca va, ne t’inquiète pas… J’ai juste… »

Lentement, il guide la main de son ami sur son cœur qui tambourine follement dans sa poitrine à l’idée de ce qui va peut-être suivre… s’il arrive à la jouer assez fine. Par tous les dieux, est-il vraiment en train de manipuler son meilleur ami… ? Il faut croire que oui… Mais plus tard, la culpabilité…

« - J’ai besoin de… enfin tu voix… Je ne veux juste pas te laisser seul… Et ça me gêne déjà tellement d’être dans cet état face à toi… Je ne vais pas faire ça alors que tu es dans la pièce… »

Il relâche la main de Kazuo pour retirer la glace qui lui gèle le cou. Il n’a pas besoin de ça. Ensuite, il va caresser la joue de son meilleur ami, lui offrant un sourire sincère et chaleureux. Sa man remonte le long de sa joue, ses doigts venant se perdre derrière son oreille alors que son pouce caresse sa pommette avec douceur.

« - Je ne veux pas te laisser seul dans cet état… Pas même dix minutes. »
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Dim 25 Nov - 16:08

MoratoriumITANO Kosuke & MIZUSHIMA Kazuo

Dans quelle situation son ami c’était encore fourré ? A se demander si le platine devrait encore lui laisser la permission de sortir sans lui … Malheureusement il ne pouvait faire une chose pareille … Empêcher de vivre son ami par la simple peur qui lui triture le ventre de le perdre lui aussi. S’il devait lui arriver quelque chose il s’écroulerait … Mais ne serait-ce pas égoïste de faire une telle chose ? Bien sûr que si. Même si parfois Kazuo souhaiterait que son meilleur ami fasse plus attention, ne rentre pas à des heures aussi tardives et ne fasse pas de mauvaises rencontre, c’était quelque chose sur laquelle il n’avait aucun pouvoir. Enfermé son ami n’est pas la solution, lui interdire les sorties était inhumain et le surveiller sans cesse serait terriblement malsain. Après tout son ami avait le droit à son intimité et en cherchant à le surprotéger ainsi Kazuo était en train de l’éloigner de plus en plus de lui … Il pouvait le sentir. Il ne voulait pas le perdre, rompre cette si belle amitié précieuse à ses yeux. Alors que peut-il faire de plus que lui prouver qu’il est là quand il a besoin et qu’il restera à jamais à ses côtés pour lui apporter son aide ? Il sera prêt à tout pour lui montrer que leur amitié compte plus que tout à ses yeux.

Revenant de la cuisine avec une poche de glace, il peine à regarder Kosuke dans cet état … Ce n’était pas de sa faute ce qui arrivait, s’il devait comme le platine se méfier de tout et tout le monde, il ne vivait plus. Kazuo ne pouvait pas lui imposer un tel mode de vie, lui qui aimait sortir et s’amuser. Son état ne va pas en s’arrangeant, les soupirs qu’il dégage et son visage fiévreux porte à croire qu’il aura besoin d’un remède plus efficace qu’une simple poche de glace … Cette traînée qui avait osée lui faire ça … Heureusement que le platine n’avait pas été sur les lieux pour se charger de son cas en privé. Un petit sort et c’était réglé cette histoire. Mais il n’avait pas su être là pour lui, être présent pour éviter que cela arrive. C’est avec un profond regret sur le cœur que le platine regarde son ami tristement alors qu’il lui met la poche de glace dans la nuque, espérant naïvement que ça allait passer. La goule lui demande comment il se sent, il ne voudrait pas qu’il fasse un coma à cause de cette connerie, après tout, il ne sait pas ce qu’elle a mis dans son verre, il pourrait s’agir de n’importe quelle drogue … "Ça va, ne t’inquiète pas… J’ai juste…" La main de son meilleur ami rentre alors en contact avec la sienne et viens la poser délicatement sur sa poitrine, à l’emplacement de son cœur qu’il peut sentir battre à tout rompre. Les yeux autrefois larmoyant de Kazuo s’ouvre un peu plus sous la sensation de l’organe vitale de son ami pulsant contre sa main.

"J’ai besoin de… enfin tu voix… Je ne veux juste pas te laisser seul… Et ça me gêne déjà tellement d’être dans cet état face à toi… Je ne vais pas faire ça alors que tu es dans la pièce…" Le platine émet un signe négatif de la tête face aux excuses voilées de son ami. Tout était de sa faute, il n’avait pas su être là quand il l’aurait fallu, il aurait pu lui éviter ça et à force de pleurer les morts il risque de voir la vie de Kosuke lui passer sous le nez à force de ne pas plutôt s’en préoccuper … Comment a-t-il put être aussi stupide de songer à son malheur passé, une douleur et une plaie qui date d’il y a des années alors que le brun est en ce moment même dans le mal … Le platine ne pouvait pas lui imposer quoi que ce soit et d’ailleurs s’il lui demandait son aide pour quoi que ce soit il serait prêt à lui fournir, juste pour se faire pardonner, pour lui prouver qu’il sera toujours là pour l’aider, quel que soit la situation qui s’impose. Le chaman relâche sa main et pourtant celle-ci reste contre son torse, encore secoué par l’allure à laquelle tambourine son cœur. La main du brun se glisse contre sa joue puis dans ses cheveux clairs mais le regard hypnotique de Kazuo reste plonger dans le sien, comme s’il pouvait trouver une quelconque réponse à la manière de le tirer de ce mal qui le ronge. "Je ne veux pas te laisser seul dans cet état… Pas même dix minutes."

« Je t’en prie Kosu … Tu n’y es pour rien, si je peux faire quoi que ce soit pour te soulager, tu sais très bien que tu peux compter sur moi … » L’amitié n’est pas là que dans les meilleurs moments et ne marche pas que dans un seul sens. Le platine n’a pas pu énormément lui prouver sa gratitude ni même à quel point il tient à lui et à leur relation. Sans ça il ne serait déjà plus debout à l’heure qu’il est. « Si c’est une drogue aphrodisiaque il n’y a qu’un moyen que la sensation ne disparaisse … » Dit-il en baissant les yeux en direction de l’entrejambe de son meilleur ami. Il en avait lu et vu des choses sur les différentes sortes de drogue sur le sujet, il était assez documenter pour savoir comment faire partir cette merde … « Ne t’en fais pas, on se connaît depuis assez longtemps pour … Enfin tu peux le faire ici, je ferme les yeux si ça te met plus à l’aise … » Proposa Kazuo sans savoir vraiment quel comportement avoir face à ça. « Ou du moins je peux peut-être faire quelque chose pour rendre l’instant moins désagréable … Je ne sais pas … Dis-moi ce que je peux faire pour t’aider à aller mieux … »

Il n’y avait pas quarante solutions qui s’offraient à lui et les débouchés n’étaient pas aussi nombreux que cela, mais le platine préférait avoir l’avis du brun sur ce qu’il pouvait faire ou ne pas faire. Après tout ils étaient amis de longue date mais jamais ils n’avaient trop parlé de leur sexualité respective, du moins pas à ce point-là … Sachant que Kosuke avait une attirance pour les femmes, le mieux serait sans doute qu’il le laisse faire son affaire en restant dans la même pièce. Il ne voulait pas le contrarier ou le mettre mal à l’aise, il avait assez fait de bêtises pour ce soir.

« Je suis tellement désolé … Je me sens coupable pour ce qui t’arrives … » Dit-il sincèrement en mordant sa lèvre sous la culpabilité. « Ne t’en veux pas pour une chose qui ne ferait que t’aider … Parles-moi Kosuke, s’il y a quoi que ce soit que tu veux que je fasse, il te suffit de me le dire. » Son regard de givre parcourus son visage dans la panique espérant simplement que son ami lui fasse part de ce qu’il attendait de son meilleur ami ou du moins ce qu’il pourrait faire pour le soulager un tant soit peu …

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Jeu 21 Mai - 12:26



Moratorium
Kazuo • Kosuke
« - Si c’est une drogue aphrodisiaque il n’y a qu’un moyen que la sensation ne disparaisse … »

Cela va-t-il vraiment arriver ? Sans s’en rendre compte, Kosuke retient son souffle. La culpabilité est déjà là… C’est un peu un abus sexuel non, que de faire pareil chantage moral ? Mais… Qu’est-ce qu’il vient de se dire là ? Plus tard, la culpabilité. C’est sans doute la seule chance qu’il n’aura jamais de connaitre son étreinte. Si seulement cela va plus loin qu’une masturbation… Il ne voit pas trop comment justifier le fait d’aller plus loin. Et il n’est pas sûr qu’éthiquement, il soit prêt à aller jusque-là.

Mais ce regard coulant sur son érection. Une manière comme une autre d’ajouter un sous-texte à ses paroles… Mais cela ne fait que durcir davantage le sombre qui se mord la lèvre. Qu’il est étroit, ce pantalon…

« - Ne t’en fais pas, on se connaît depuis assez longtemps pour … Enfin tu peux le faire ici, je ferme les yeux si ça te met plus à l’aise … Ou du moins je peux peut-être faire quelque chose pour rendre l’instant moins désagréable … Je ne sais pas … Dis-moi ce que je peux faire pour t’aider à aller mieux … »

Oh… Vraiment… ? C’était si facile que ça ? Kosuke se lèche les lèvres alors que son regard se perd dans les courbes si appréciables de l’homme qu’il aime. Oserait-il l’embrasser ? Seulement s’il a l’assurance que Kazuo ne se force pas pour lui faire plaisir. Un peu contradictoire avec le mensonge qu’il vient de lui servir mais il ne peut retenir cette culpabilité grandissante qui, il le sent, va le ronger un moment après cette affaire.

« - Je suis tellement désolé … Je me sens coupable pour ce qui t’arrives … Ne t’en veux pas pour une chose qui ne ferait que t’aider … Parles-moi Kosuke, s’il y a quoi que ce soit que tu veux que je fasse, il te suffit de me le dire. »

Le chaman se relève, se redressant dans le fauteuil pour être au niveau de son ami. Ses lèvres s’approchent sans pour autant envahir trop l’espace vitale de son ami… juste assez pour transmettre ses intentions.

« - Je ne veux te forcer à rien, Kazuo. Tu n’es pas responsable. Mais si tu veux aider… Je ne dis pas non. »

Sur ces mots, il effleure simplement ses lèvres. Pas assez pour que ça soit un baiser mais c’est suffisant pour que son cœur manque un battement. Il en a rêvé si longtemps… Combien de temps cela fait-il qu’il fantasme sur quelque chose de ce genre ? Lentement, il se lèche les lèvres, éprouvant la saveur qu’il devine à celles de la goule. L’une de ses mains glisse sur son entrejambe, la massant à travers le tissu sans pour autant déjà oser glisser sous le textile.

« - Je ne veux pas t’imposer ça. »
Fiche codée par NyxBanana
Mizushima Kazuo
Modern wizard
Mizushima Kazuo
Race/Aspiration : Goule
Emploi/Études : Etudiant en infographie
Date d'inscription : 30/09/2018
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Avatar : Aryu | MORRIGAN
Mar 16 Juin - 18:23

MoratoriumITANO Kosuke & MIZUSHIMA Kazuo

Le cœur battant, le platine continue de détailler son meilleur ami, plongeant son regard droit dans le sien. Son état a de quoi l’inquiéter, de plus qu’il ne peut pas s’empêcher de se dire que tout cela est de sa faute. Si aux yeux de certains ce ne serait qu’une simple drogue aphrodisiaque qui ne fait pas le moindre mal, pour le Japonais les choses sont beaucoup plus graves que cela. S’il avait été plus présent pour son ami et qu’il lui avait proposé de passer la soirée ensemble pour une fois, au lieu de se morfondre une nouvelle fois sur son amour disparut, tout cela ne serait pas arrivé. Il était égoïste, voilà ce qu’il pensait. Egoïste de ne pas voir que son ami est dans le mal. Souffrir de solitude ou simplement d’ennuis, quelle que soit la raison, s’il était allé se mettre en danger de cette manière c’est bien parce que Kazuo n’avait pas été assez attentif. Son meilleur ami a toujours été la chose la plus importante à ses yeux, mais son amant d’antan avait voilée cette vérité, elle l’avait fait s’effacer comme on gomme un trait de crayon sur du papier. Il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir de la culpabilité, comme si tous les malheurs qui pouvaient arriver à ses proches étaient de sa faute.

Peut-être qu’il était maudit ? Son entourage était sans doute en danger à ses côtés et cela n’était qu’une preuve de plus qu’il ne ferait que causer douleurs et souffrance à toutes les personnes auxquels il tient. Lui qui vivait dans le monde des sorciers, il en savait quelque chose sur les malédictions. Quelqu’un lui en voulait, c’était évident. Mais il se devait de conjurer le sort, faire preuve d’attention pour une fois, de compassion pour son meilleur ami qui avait l’air d’être dans une mauvaise situation. Les questions se bousculaient dans son esprit, ses iris vagabondaient avec inquiétude du visage pâle de son ami jusqu’à son corps puis jusqu’au point même du problème. Allait-il vraiment pousser aussi loin sa bienveillance envers Kosuke ? Il tenait à lui, il était la personne sans doute qui comptait le plus à ses yeux, mais ne serait-ce pas anéantir leur relation que de faire une chose pareille ? Est-ce qu’il serait capable d’aller aussi loin pour lui porter secours ? Est-ce qu’il était prêt à l’éventualité de passer un certain cap pour faire tomber les barrières de leur lien fraternel pour plonger dans une relation charnelle avec son meilleur ami ? Et comment cela se passera ensuite pour lui ? Pour eux ? Pour leur avenir à tous les deux ? Est-ce qu’il avait réellement envie que les choses changent ? N’allait-il pas le regretter ? Voilà la véritable question, est-ce qu’il allait assumer de voir leur relation changer et prendre la responsabilité que plus rien ne sera comme avant après ça …

Kazuo était perdu, il était passé d’une émotion à une autre en passant par tous les états d’esprits pour se retrouver là … Comme un imbécile à ne pas savoir comment agir pour soulager la douleur de son ami. Le platine s’humidifia les lèvres du bout de sa langue alors que sa bouche s’entrouvrait légèrement. Un sentiment de crainte l’envahit, il se retrouvait au centre de ce labyrinthe sans pouvoir trouver la sortie, il était perdu. Pourtant cette fois, il allait devoir se débrouiller tout seul, c’était à lui de veiller sur la santé de son meilleur ami et à lui de trouver la solution. Il n’aura pas toujours Kosuke pour l’épauler et lui donner des conseils, il fallait qu’il se remue et trouve lui-même réponse à ses questions. Engagé dans ce gouffre énigmatique, il lui fallait s’éclairer seul sur ce qui serait le mieux à faire selon lui. Il en va de soi que le mieux à ses yeux sur le moment serait de lui laisser un peu d’intimité pour qu’il essaye de se soulager seul et voir à faire appel à un médecin si les choses ne s’arrangent pas. Mais prit de court et un peu sous la panique, il était prêt à faire ce compromis et briser cette promesse qu’il s’était faites de ne jamais dépasser les limites avec son meilleur ami pour lui venir en aide.

C’est alors que le ténébreux a un mouvement en avant qui prend un peu de court le platine, lui donnant un petit élan de recule sous la surprise mais c’est la paralysie qui prime. Il ne peut s’empêcher de fixer ses iris, de le détailler et aller jusqu’à même imaginer qu’il pourrait se passer quelque chose les secondes suivantes. Son meilleur ami était loin d’être repoussant, au contraire, Kazuo l’a toujours trouvé parfaitement charmant. Ce qui l’a bloqué jusqu’à présent c’est qu’il voulait garder cette relation de confiance, saine, sans qu’il n’ait à souillé l’image qu’il a de lui en se roulant dans les draps avec lui. Mais puisqu’il ne s’agissait que de l’aider et de le sortir de ce problème, serait-ce vraiment considérer comme une relation sexuel à proprement parlé ? Non, on ne peut pas appeler ça ainsi. Son cœur sursaute au creux de sa poitrine sous l’intensité du regard du brun alors que ce dernier l’affuble d’une expression insondable. De quoi lui faire perdre ses moyens pendant un quart de seconde. "Je ne veux te forcer à rien, Kazuo. Tu n’es pas responsable. Mais si tu veux aider… Je ne dis pas non." Pendant un instant qui parait durer une milliseconde, le platine à l’impression de pouvoir sentir la chaleur des lèvres de son ami près des siennes. Qu’est-ce que cela signifie ? Sans doute la drogue qui donne ce genre de réaction à Kosuke. Jamais il n’aurait eus cette proximité avec lui dans son état normal.

Puis il s’éloigne, replongeant dans le canapé tandis que Kazuo reprend son souffle peu à peu. Comme s’il avait arrêté de respirer pendant ce court laps de temps, comme si les battements de son cœur avait cessé et que la terre c’était arrêter de tourner. Une sensation étrange qui ne fit qu’augmenter son angoisse vis-à-vis de la situation. Son regard fut attiré par la main de son ami qui allait flatter son érection, comme par automatisme, comme s’il ne pouvait pas s’en empêcher. Il était évident qu’il n’était pas dans son état normal, évident qu’il était en proie à la drogue et qu’au fond il demander de l’aide de son meilleur ami. Kazuo ne pourrait pas lui tourner le dos, pas après tout ce qu’il avait fait pour lui. Le seul qu’il lui ait tendu la main dans sa vie, le seul qui a réellement accepté de le laisser entrer dans sa vie et de le comprendre. Non, il ne pouvait pas l’abandonner. "Je ne veux pas t’imposer ça." L’expression du platine changea alors du tout au tout pour afficher une mine de détermination sans précédent.

« Et moi je ne veux pas laisser mon meilleur ami dans cet état en sachant pertinemment qu’il a besoin de moi. » Face à l’urgence de la situation, c’est comme si son instinct avait décidé à sa place, comme si sa raison avait fait un choix avant même qu’il n’ait songé à y penser. Dans un mouvement irréfléchi, Kazuo descendit du sofa pour s’agenouiller au sol et baissa les vêtements gênants de son ami, n’ayant aucune honte pour le mettre à demi-nu face à lui. Ce n’était pas la première fois qu’il le voyait à poil, mais jamais dans ce genre de situation. Il n’eut même pas le temps de réaliser ce qu’il s’apprêtait à faire que sa main s’enroula autour de son membre et commença une série de va et viens lents pour démarrer, fixant le visage de Kosuke. « C’est à moi de t’aider cette fois, j’ai pas été un meilleur ami exemplaire, je dois me racheter … » C’est réellement tout ce qu’il avait trouvé à dire dans ce genre de moment ? Sérieusement ? Alors qu’il accélérait légèrement les mouvements de son poignet, il commençait à prendre peu à peu conscience de ce qui était en train de se passer … Est-ce qu’il était vraiment en train de masturber son meilleur ami au beau milieu du salon ? De toute façon, maintenant c’était trop tard pour reculer, il comptait bien aller jusqu’au bout. Pourtant il ne pouvait pas empêcher la honte de l’accabler … Bon dieu, mais qu’est-ce qu’il était en train de faire … ?

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